Première formation « action syndicale et enjeux environnementaux »

La première formation « action syndicale et enjeux environnementaux » s’est déroulée à Benoit Frachon avec 11 stagiaires. Nous vous proposons un retour sur cette première avec un regard croisé entre formatrice (Chrystelle) C et stagiaire (Lorena) L.
Pourquoi mettre en place cette formation « action syndicale et enjeux environnementaux ?
C : Elle correspond à notre résolution 1 adoptée pendant notre dernier congrès fédéral.
Comment s’est déroulée l’élaboration ?
C : Nous avons d’abord défriché les thèmes à aborder. Notre but étant d’avoir les mêmes bases sur les termes, de lutter contre le climato-scepticisme, mais aussi de découvrir les combats écologiques et les responsabilités du capitalisme sur la situation.
Pour quelle(s) raison(s) t’es-tu inscrite à cette formation ?
L : Je voulais clarifier la position de la CGT face à l’urgence climatique, savoir comment la CGT fait avancer ce sujet et ce que je pouvais faire à mon niveau de militante CGT.
Quelles sont tes attentes ?
L : Faire le lien entre le dérèglement climatique et la dégradation des conditions de travail pour porter l’écologie et l’urgence d’agir collectivement via le syndicalisme.
Quels supports sont utilisés ? comment les choisir ?
C : Avec l’équipe nous avons travaillé à différents types de supports : débat mouvant, arpentage, diaporama.
L : Les images choisies étaient parlantes, les diaporamas trop denses.
Que penses-tu de la durée du stage ?
C : Nous savons qu’une présence d’une semaine à Benoit Frachon n’est pas simple, nous avons également fait en fonction des formateur·ices et des dispositions du centre.
L : Je pense qu’elle gagnerait à se tenir sur une plus longue durée, 3 jours complets ou 3,5 jours.
Que penses-tu des connaissances apportées pendant le stage ?
L : Beaucoup ont aimé la mise en situation avec des actions concrètes à mettre en place pour des situations précises de nos environnements de travail. Le débat mouvant nous a bien mis en mouvement. La partie historique des mouvements de l’écologie politique, riche, est indispensable pour comprendre les stratégies à mettre en place.
Un manque ? Dans les connaissances ? Dans les apports ?
C : Aborder plus largement la notion de décroissance, expliquer l’écoféminisme…
L : La partie historique pourrait être plus participative et la mise en situation gagnerait à avoir plus de temps.
Prêt pour un niveau 2 ?
C : C’est une demande qui est apparue après le premier stage, mais nous manquons de temps pour le mettre en place avant le prochain congrès fédéral.
L : Toujours prête à approfondir l’analyse et la place de la CGT sur l’écologie et le travail.
Une remarque personnelle sur ce stage ?
C : J’ai apprécié ce travail avec une écriture à plusieurs mains et le partage des interventions pendant la session.
L : Le groupe était hétérogène côté origine syndicale et géographique, mais tous et toutes hyper éclairé·es et concerné·es. Un vrai plaisir de débattre ensemble, dommage que nous n’ayons pas eu assez de temps pour le faire.

