Parole à … Sylvie Aebischer et Christophe Delecourt, co-SG de l’UFSE

 

Pouvez-vous nous décrire le chemin qui vous a amenés jusqu’au poste de co-secrétaires de l’UFSE ?

Une exigence et une conviction communes : celle de doter l’UFSE d’une direction paritaire à tous les étages de l’organisation : commission exécutive, bureau mais aussi secrétariat général. Pour Christophe, le désir de poursuivre son mandat au sein de la direction de l’UFSE après un parcours syndical au SNADGI, l’ancêtre de la CGT Finances publiques, à la fédération des finances puis à l’UGFF. Pour Sylvie, la volonté de s’impliquer sur des questions Fonction publique après un parcours militant au sein de la CGT Educ’action où elle travaillait plus spécifiquement sur la question des personnels administratifs.

Christophe, peux-tu nous dire la phrase qui a convaincue Sylvie à accepter la responsabilité de co-SG ?

C’est plutôt une discussion générale de stratégie syndicale ! Nous partagions la volonté de rassembler l’organisation après un débat critique sur l’activité mise en œuvre et les travaux engagés dans le cadre de la commission évolution de la vie interne. Sylvie participait activement à notre commission exécutive et elle incarnait le besoin de rajeunissement et de féminisation de notre direction.

Comment décririez-vous ce début de mandat ? Quelles en sont les priorités revendicatives ?

Nous sommes sortis du congrès de Sète avec un document d’orientation dense et de nombreux chantiers à lancer ou poursuivre : la reconquête des services publics et du statut, de meilleures conditions de vie et de travail pour les agent·es public·ques, l’égalité femme / homme et la conquête de nouveaux droits, la transition écologique, la solidarité internationale, la « maison commune » et la stratégie syndicale de transformation sociale à vocation majoritaire dans un contexte de lutte contre l’extrême-droite. Nous avons rapidement travaillé à les traduire dans une feuille de route présentée en commission exécutive et sommes au travail pour construire la mobilisation et réussir les élections professionnelles de décembre 2026.

Un bon souvenir du congrès de Sète à nous partager ?

CD : Le moment où Sylvie me confirme qu’elle accepte de candidater à la responsabilité de co-secrétaire générale de l’UFSE. Petit clin d’œil quoique... le vote définitif sur la maison commune CGT/FSU, les votes significatifs sur le document d’orientation adopté à 90% et l’élection de la direction de l’UFSE qui est finalement constituée de plus de femmes que d’hommes.

SA : L’hommage aux disparus présenté par ma camarade Dominique Duhamel et la découverte du personnage de René Bidouze, ancien secrétaire général de l’UGFF et artisan clé du statut de 1983 en tant que directeur de cabinet d’Anicet Le Pors. Mais aussi le vote très large de l’UFSE sur l’adhésion à l’Alliance écologique et sociale (90% !), la découverte que les commissions d’amendements se terminent bien moins tard que celles des congrès de la CGT Educ et l’apéritif pour les 50 ans de CGT de notre camarade de la justice Michel Demoule !