Les menaces s’accentuent sur l’AFPA.

L’État veut rendre, à marche forcée, l’APPA financièrement rentable. Cela se traduit par des attaques contre l’ADN social de l’AFPA. Première mesure, la fermeture de la restauration collective, qui était déjà sous-traitée, à partir de mars 2026 et la transformation des restaurants en « lieu de convivialité ».
En Nouvelle-Aquitaine, la fin brutale d’une subvention versée par la Région brutalise les stagiaires de l’AFPA. Le tarif d’hébergement pour les personnes avec les plus faibles revenus, souvent des personnes en réinsertion, passe de 60 euros à 240 € par mois. Le tarif de la restauration passe quant à lui de 1,50 euro à 7 euros ! Les personnes en formation ont été informées de cette hausse très importante début décembre, pour une application dès janvier. La presse locale alerte sur le fait que pour certains stagiaires, « il ne reste plus que la voiture pour manger et dormir ».
Interpellée, la Région affirme « chercher des solutions de restauration et d’hébergement dans les lycées avoisinants les sites de l’Afpa ». Cette volonté de mélanger des élèves de lycées et des adultes en reconversion dans les mêmes internats montre un mépris des spécificités et des besoins des publics accueillis.
Ces graves décisions, outre qu’elles remettent en cause l’égalité d’accès à la formation sur le territoire (certaines Régions proposant des aides et d’autres pas), vont conduire les plus précaires à renoncer à la formation, faute de moyens pour se loger et se nourrir.
Alors même que la transition écologique, la réindustrialisation, les reconversions massives exigent un investissement historique dans la formation, le gouvernement et les régions choisissent de démanteler, entre autres, l’AFPA, l’opérateur public capable de répondre à ces besoins. La formation professionnelle n’est pas un coût, mais un investissement ! Pour la FERC-CGT, la formation professionnelle et la qualification doivent rester une protection indispensable pour faire face aux aléas de la vie. Pour une formation de qualité, elle doit être sortie de la mise en concurrence et des appels d’offres !
La FERC-CGT revendique la création d’un grand service public de formation professionnelle continue, d’insertion, d’orientation et de certification, articulé autour des organismes publics existants (AFPA, CNAM, GRETA…), en respectant leurs spécificités.
Montreuil, le 14 janvier 2026

