Société Laïcité

 La loi de 1905 a 120 ans

 

Samedi 6 décembre, à l’initiative de la Vigie de la Laïcité et la Libre Pensée, un groupe d’association a organisé un meeting pour commémorer les 120 ans de la loi de 1905 dans les locaux de la Bourse du travail de Paris. La CGT, la FERC et d’autres syndicats étaient invités.

Un constat commun : le dévoiement de la loi 1905 appliquée aux personnes en stigmatisant les musulmans et surtout les musulmanes, et sa non-application par l’état concernant le financement de l’enseignement privé sous contrat. Une revendication majeure : abrogation de la loi Debré !

La FERC a décrit le dévoiement de cette loi d’émancipation en dynamique islamophobe et donc raciste . Nous accumulons les exemples à l’école. En réalité, on constat que ces polémiques sont aussi des écrans de fumée pour ne pas parler des vrais problèmes de l’école, en particulier budgétaires. Cette dynamique se constate également dans les universités et dans la pratique du sport, là encore autour du voile, stigmatisant donc des femmes.

Le non-respect par l’état de la loi de 1905 ! Le manque de contrôle, apparu publiquement avec les affaires Stanislas et Betharram, est constitutif de ce système. Nous avons pu mettre en avant la lutte de nos camarades de la CGT EP dans ces établissements où la laïcité n’est pas respectée : non-application des programmes, voire non-respect de la loi (Evars, contraception, IVG, LGBTQIphobie…).

Ces établissements sont aussi le lieu d’un séparatisme scolaire financé à 75% par de l’argent public. La CGT revendique l’abrogation de la loi Debré, mais aussi la nationalisation de ces établissements et la fonctionnarisation des personnels. Nous participons également au collectif pour l’école publique laïque avec un grand nombre de syndicats et d’associations.

Dans le climat politique et médiatique actuel où la post vérité et les idées d’extrême-droite s’imposent, il est urgent de ne pas laisser prospérer les idées racistes xénophobes et d’exclusion. Pour cela nous avons besoin d’unité dans le camp du progrès social, cette journée unitaire était donc un bon signal.