Enseignement Supérieur et Recherche SN INRA CGT

 La CGT-INRA surfe à Carcans-Maubuisson

 

Le congrès de la CGT-INRA s’est tenu du 8 au 11 octobre 2019 au VTF de Carcans-Maubuisson.

Nous étions 72 congressistes. Après avoir débattu longuement du rapport d’activité et en particulier le lien avec les Gilets Jaunes, nous avons rediscuté notre document d’orientation et notre plate-forme revendicative.

Ce congrès s’est tenu dans un contexte très particulier pour deux raisons. Tout d’abord, nous étions à quelques mois de la disparition de 2 EPST (l’INRA et l’IRSTEA) fondu au sein d’un institut unique : l’INRAE. Par ailleurs, nous nous sommes réunis 2 mois après le vote de la loi Transformation de la Fonction publique qui allait de fait nous impacter violemment.

Pour toutes ces raisons, ce congrès était l’occasion de réaffirmer nos revendications en matière de recherche agronomique publique, à savoir :

  • une recherche agronomique indépendante des lobbies et groupes de pression,
  • un financement sur crédits récurrents et l’abrogation du PIA (Programme Investissement Avenir), de l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) et du CIR (Crédit Impôt Recherche),
  • des créations de postes statutaires pour assurer la pérennité des missions confiées à l’institut et résorber le fort niveau de précarité,
  • des déroulements de carrière attractifs et valorisants pour les personnels ainsi qu’une réelle revalorisation du point d’indice.

Concernant tout particulièrement la fusion évoquée plus haut, nous ne pouvons que constater qu’elle se fait dans l’urgence et dans les conditions du « dialogue social » si cher à notre gouvernement.
Cela conduit inévitablement à une fusion au rabais, méprisant les personnels et à des années-lumières des ambitions affichées par les 2 PDG en matière de recherche.

Cette fusion a également une conséquence pour nos camarades du SNTRS-CGT de l’IRSTEA qui viendront renforcer les rangs de la CGT-INRA. De fait, la CGT-INRA va être amenée à modifier ses statuts très prochainement pour tenir compte du nouveau nom de l’institut.

Des camarades extérieurs à la CGT-INRA ont également eu l’occasion d’intervenir au cours de nos travaux, à savoir :

  • Marie Buisson, secrétaire générale de notre fédération,
  • Cendrine Berger pour la FERC Sup,
  • Thierry Lamant pour l’ONF-CGT,
  • Jean Kister pour le SNTRS-CGT,
  • Pablo Granda pour la CGT-Agri,
  • Françoise Prushomme et Sylvia Dayau de Sud Recherche EPST branche INRA et Françoise Vernier et François Trinquet de FO ESR IRSTEA.

Nous avons également tenu 3 tables rondes sur des sujets bien particuliers

  1. les commissions de réforme,
  2. les astreintes et sujétions,
  3. les revendications propres au corps des Assistant·es Ingénieur·es.

Ce congrès fut enfin l’occasion de renouveler une partie de la direction du syndicat. En particulier, ce sont à présent Pascale Maillard et Hendrik Davy qui ont été élus co-secrétaires généraux et porte-paroles de la CGT-INRA.

Malgré l’actualité profondément préoccupante, le congrès est resté cet espace de convivialité si cher à chacun·e de nous. Un temps de respiration permettant de mieux nous connaître tout en donnant à chacun·es un nouveau souffle pour partir en lutte.

Les moments de convivialité n’ont pas manqué et ont même été l’occasion de l’expression de talents cachés de certains camarades dans les domaines du chant et de la danse !

Encore un grand merci à toute l’équipe organisatrice qui a su brillamment mener ces quelques jours ainsi qu’au personnel du VTF qui a toujours été à l’écoute des congressistes.