Femmage à Michèle Douville

Il est difficile de trouver les mots justes pour parler de Michèle. Elle a tellement compté pour tant de monde : sa famille, ses ami·es, ses camarades syndicalistes, l’AFPA, le syndicat CGT, le Bureau National des Retraité·es, La FERC, l’UFR, et pour moi... profondément.
Aujourd’hui, nous nous rassemblons avec une immense tristesse, mais aussi avec une profonde gratitude, pour rendre hommage à Michèle, une femme d’une force, d’un courage et d’une générosité rares.
Son engagement syndical n’était pas qu’un rôle, c’était une vocation, une façon d’être.
Pendant plus de 30 ans, Michèle s’est investie corps et âme, avec un sens aigu de la justice et une conviction inébranlable que chaque personne mérite d’être respectée, écoutée et défendue.
Elle n’a jamais compté son temps ni ménagé ses efforts. Combien de fois, je l’ai vu prendre du temps pour écouter, conseiller, soutenir, même quand elle était fatiguée. Michèle avait ce don rare, celui de faire passer les autres avant elle, sans jamais se plaindre. Elle savait vraiment écouter avec son cœur.
Elle a aidé tellement de personnes, et toujours avec humilité, sans chercher la reconnaissance ni les honneurs.
Michèle savait trouver les mots justes, ceux qui réconfortent, ceux qui donnent la force de continuer à se battre. Elle croyait profondément en la solidarité, pas comme une idée abstraite, mais comme une manière de vivre, une main tendue au quotidien.
Grâce à elle, des dizaines de personnes ont repris confiance, dignité et espoir. Son engagement a laissé une empreinte durable dans nos vies et dans nos cœurs.
Mais au-delà de la militante, il y avait la femme : humaine, chaleureuse, conviviale, généreuse, mais aussi râleuse et qui ne se laissait jamais démonter. Michèle avait cette lumière dans le regard, cette capacité à rassembler, à apaiser, à inspirer. Avec elle, on se sentait comprise et en confiance.
Aujourd’hui, son absence laisse un grand vide. Mais quand je pense à elle, je me dis que sa lumière n’est pas éteinte. Elle continue de briller à travers tout ce qu’elle a semé : dans nos combats, dans nos gestes, dans la façon dont nous essayons à notre tour d’aider les autres comme elle savait si bien le faire.
Merci Michèle pour tout ce que tu as été.
Tu nous manqueras, tu nous manques déjà, mais ton souvenir est une force qui nous accompagnera chaque jour.
Annick Bourrasseau

