Face aux tentatives de récupération, les organisations unies contre la haine antiféministe
Ce 8 mars 2026, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, a été placée sous le signe de la détermination et de la vigilance. Depuis plusieurs années les mobilisations féministes sont l’occasion pour l’extrême-droite et ses allié·es de tenter de trouver une tribune médiatique pour dispenser leur discours réactionnaire et raciste. Et aussi de désorganiser nos cortèges.
Tandis que partout dans le pays, des milliers de personnes allaient se rassembler pour l’égalité, la justice sociale et la fin des violences sexistes, l’intersyndicale, dont la CGT, et des associations féministes ont adressé un courrier aux autorités pour alerter sur les risques de débordements lié à la présence de formations d’extrême-droite, et exiger que leur présence soit empêchée. « Nous refusons que des militants qui nient l’égalité entre les genres viennent souiller une journée de luttes et de mémoire », peut-on y lire.
Malgré quelques tentatives d’apparition dans certaines villes, les mobilisations ont largement maintenu leur caractère combatif, festif, solidaire et familial. Plus de 200.000 personnes ont défilé dans les cortèges ou participé aux diverses manifestations. La réponse du mouvement social est claire : nous ne laisserons pas l’extrême droite et ses relais antiféministes envahir nos mobilisations.
La FERC CGT, aux côtés de l’ensemble des organisations partenaires, rappelle que le combat pour les droits des femmes est inséparable du combat contre la précarité, la domination patriarcale et les politiques de division.
Ce 8 mars, plus que jamais, l’unité syndicale et féministe s’est dressée face aux idées réactionnaires sexistes et patriarcales, face à la haine et à la récupération politique.
À Paris, cette dynamique s’est illustrée dans la réussite de la première édition du village féministe, organisé majoritairement par des organisations syndicales et des associations engagées pour défendre les droits des femmes. Sur une place Stalingrad bondée, trois débats se sont tenus qui ont permis d’aborder les inégalités salariales, le combat féministe contre l’extrême-droite et la situation internationale. C’est dans une ambiance festive et revendicative, portée par une chorale féministe, les Rosies et une batucada que les participant·es ont rejoint le départ de la manifestation. Cette dernière, expurgée de la présence de l’extrême-droite, a rassemblé plus de 130000 personnes, avec une présence remarquée de familles et enfants.
Deux autres temps forts pour exprimer nos luttes féministes :
– le 12 mars, dans le patio de Montreuil, avec la journée d’étude organisée par l’union régionale Ile de France (URIF) sur la santé des femmes au travail ;
– les 2 et 3 avril, à la bourse du travail de Bobigny, avec les journées intersyndicales femmes.
Dans le contexte actuel, la poursuite du combat pour gagner l’égalité est impérative !

