Communiqué - Mobilisation du 2 décembre
Dès la rentrée, nous avons réussi à repousser le musée des horreurs de F. Bayrou par la mobilisation et la grève, mais le budget de S. Lecornu est encore pire ! La mobilisation est donc toujours à l’ordre du jour : le 2 décembre mobilisons-nous pour la justice sociale, fiscale, environnementale et gagnons un budget d’urgence pour des services publics de qualité !
Les débats parlementaires actuels rendent difficile la compréhension de la situation, mais voici quelques éléments concrets dans les secteurs de la FERC pour convaincre de la nécessité d’une grève majoritaire contre ce budget austéritaire.
La casse continue pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche : après plusieurs années de budget en baisse, encore une fois, l’inflation ne sera pas compensée. Le battage autour de l’augmentation de la dotation de 600 millions pour la Mission Interministérielle Recherche Enseignement Supérieur concerne en réalité le militaire et le spatial, au final il ne reste que 175 millions pour l’ESR public. À cela nous pouvons ajouter la suppression des APL pour les étudiant·es étrangèr·es, mesure raciste et xénophobe et à l’opposé de la nécessaire collaboration internationale scientifique.
Les opérateurs de l’État sont toujours sous la menace de suppression, avec la nomination par S. Lecornu de deux fonctionnaires dédiés au « grand ménage », rappelant tristement le DOGE du duo Trump et Musk. Pour l’AFPA, les nouvelles mesures d’austérité budgétaire inscrites s’ajoutent au coup de rabot de 2025 et à la baisse continue des achats de formation par les Conseils régionaux. Les conséquences : de très fortes réductions d’effectifs et des fermetures de centres, de formations, de services d’hébergement et de restauration. C’est le droit pour tou·tes de bénéficier d’une formation professionnelle réussie qui est menacé ! Canopé, réseau de formation pour les acteur·ices de l’Éducation, est menacé de perdre plus de 200 postes, soit près de 8 % de ses effectifs !
L’Éducation nationale n’est pas épargnée par S. Lecornu : ce sont plus de 4000 postes supprimés, et le Sénat veut doubler ce chiffre ! Le gouvernement justifie cela par la baisse démographique, mais la réalité c’est que le taux encadrement moyen des élèves est catastrophique en France. Dans les écoles : 18,2 élèves en France contre 13,3 dans l’UE, au collège 26 contre 21 dans l’OCDE. La création effective de postes d’AESH passe de 2000 en 2025 à 1200. C’est 2 millions (-4%) en moins sur les fonds sociaux à destination des élèves, 10 millions en moins (-14%) sur la part collective du Pass culture, et encore 1,1 milliards (-62%) en moins pour la formation continue. Ce budget est en dessous de celui de l’Armée, tout un symbole !
Le secteur associatif est lui aussi en danger : le dernier budget supprimait déjà des emplois dans le secteur de l’Éducation populaire et cela va s’aggraver. Les activités culturelles, sportives, périscolaires, les loisirs populaires, l’éducation à l’environnement, et plus largement l’économie sociale et solidaire vont être directement impactés par une saignée sans précédent. Des milliers de postes sont en péril !
N’oublions pas le reste des attaques : le gel du point d’indice, des salaires et des pensions, le doublement des franchises médicales, les attaques sur les prestations des personnes en situation de handicap ; dans la Fonction publique, le maintien des jours de carences et le remboursement à 90 % des arrêts maladies… Nous avons toutes les raisons de nous mobiliser avant la fin du débat parlementaire pour stopper ce carnage social !
Mobilisons-nous pour dénoncer le manque de justice fiscale et la politique de l’offre aux grandes entreprises portée par la Macronie, n’oublions pas le rapport du Sénat sur les 211 milliards d’aides non contrôlées et sans contrepartie !
Le 2 décembre mobilisons-nous massivement par la grève et retrouvons-nous dans les manifestations !
Montreuil, le 25 novembre 2025

