Quelques conseils pour la bonne utilisation de cette Foire Aux Questions. De nombreuses questions nous ont été posées, la réponse à la vôtre se trouve peut être déjà dans celles que nous avons faites : merci de consulter les catégories dans le menu vertical à droite Pour vous répondre au mieux, il est important de nous indiquer dans quel secteur d'activité vous travaillez : public/privé, Université/Enseignement/Recherche Convention collective si vous la connaissez et que vous travaillez dans le secteur privé
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par dans Université

Bonjour

les écrits des concours (Grandes Ecoles, CApes etc.) auront lieu en juin et les jurys sont sensés être mobilisés jusqu'au... 7 août (cf déclaration récente de Vidal). D'où deux problèmes:

1° cette mobilisation qui englobe tout le mois de juillet empiète sur nos vacances (période pendant laquelle d'ailleurs on fait aussi un peu de recherche). Vidal a osé écrire que "la pause estivale serait préservée"...

2° Plus important au niveau sanitaire: le confinement a empêché l'immunité collective. Une reprise de l'épidémie est possible. Dans ces conditions peut-on exiger des enseignants qu'ils organisent des réunions en présentiel pour établir les grilles de correction puis pour harmoniser les notes en cas de double correction etc? Il faudrait pouvoir au moins imposer que les réunions aient lieu uniquement à distance et aussi que les copies soient numérisées pour être corrigées sans échange de la main à la main (même si corriger sur écran est peu agréable). Dans le cas contraire pouvons-nous faire valoir notre droit de retrait?

1 Réponse

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par (1.6k points)
Bonjour

Concernant le point 1 : cette remarque concerne tout le supérieur en fait. Nous avons dénoncé cela et la réponse doit se faire au cas par cas.

Concernant le point 2 : il faut attendre d'avoir le protocole sanitaire précis. A ce jour, il n'est pas connu. En tout état de cause, le droit de retrait peut être une option. Mais celui-ci doit prendre en compte le protocole sanitaire lorsqu'il sera connu et être collectif et s'appuyer sur un droit d'alerte local.
par (10.2k points)
Bonjour,
Je vous livre le commentaire d'Antoine Boulangé de la FERC-SUP qui connait bien le sujet (commentaire à chaud)
Quelques éléments de réponse
1- cette mobilisation qui englobe tout le mois de juillet empiète sur nos vacances (période pendant laquelle d'ailleurs on fait aussi un peu de recherche). Vidal a osé écrire que "la pause estivale serait préservée"...
Être dans un jury de Capes ou de concours est un travail supplémentaire. Les profs qui font cela sont volontaires et ce sont des missions en plus de leur temps de travail. Ils sont rémunérés en plus pour cela (et pour certains s'est plutôt bien payé !!!). Cela n'a rien d'obligatoire. Je ne sais pas s’ils ont le droit de démissionner. Les autres années, certains concours se passent pendant les vacances de Pâques par exemple. Ou en juin. D'ailleurs c'est souvent à ce moment-là , quand on doit faire passer des jurys, des exams (qui sont dans notre service, donc pas payés en plus) que les collègues qui font passer les concours (payés en plus) ne peuvent justement pas participer aux jurys, rattrapages... et font retomber du boulot sur ceux qui ne sont pas de jury. Je comprends que le décalage en juin juillet ne les arrange pas mais ils sont payés en plus pour cela. Cela ne fait pas partie de leur service normal...
2 -Plus important au niveau sanitaire : le confinement a empêché l'immunité collective. Une reprise de l'épidémie est possible. Dans ces conditions peut-on exiger des enseignants qu'ils organisent des réunions en présentiel pour établir les grilles de correction puis pour harmoniser les notes en cas de double correction etc.? Il faudrait pouvoir au moins imposer que les réunions aient lieu uniquement à distance et aussi que les copies soient numérisées pour être corrigées sans échange de la main à la main (même si corriger sur écran est peu agréable). Dans le cas contraire pouvons-nous faire valoir notre droit de retrait ?
Bien sur que ce calendrier va dépendre de la situation sanitaire. C'est pour cela qu'on n'a pas la date des concours. Et honnêtement ceux que cela embête le plus, ce sont les étudiants qui doivent les passer. Certains avaient des jobs d'été... Selon les infos que j'ai, effectivement un maximum de distanciel va être prévu. Il n'y aura pas d'oraux pour la plupart des concours. Les copies sont numérisées (en général sur le logiciel de correction Santorin) et donc la quasi-totalité du travail ne sera pas en "physique". S’il y a des réunions (très peu à mon avis), il n'y aura pas tous les correcteurs. S’il y a quand même des réunions, bien sûr qu'il faut exiger le respect des conditions de sécurité (masques, gel, distance d'au moins un mètre...). Si cela n'était pas le cas, alors oui individuellement ils pourraient faire valoir un droit de retrait. Mais je pense que les ministères vont tout faire pour éviter les réunions pour ces raisons et ne pas risquer de droit de retrait légitime.
Il faut aussi exiger des conditions de sécurité pour les étudiants qui vont les passer (masque, gel, distance...), et aussi pour les surveillants, appariteurs qui vont devoir travailler plus et plus tardivement dans l'année. C'est eux qui devraient aussi avoir des primes. Pour les Capes, en Ile de France, ce sont souvent des profs retraités qui font ça. Attention qu'ils ne se chopent pas le Covid en plus...
Il faudra que dans l'intérêt des étudiants les concours se tiennent !
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